L’épuisement professionnel, ça n’arrive pas qu’aux autres

Epuisement professionnel
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L’épuisement professionnel fait peur, que ce soit aux salariés ou aux entrepreneurs.
Et c’est normal !

Si tu me suis depuis quelques temps, tu as du déjà lire ou entendre que j’ai fait un début de burn out y a 5 ans quand j’étais manager.

Et à chaque fois que j’en parle autour de moi, je me rends compte qu’énormément de travailleurs sont passés par ça.

Pourquoi l’épuisement professionnel nous arrive ?
Quels sont les signes avant-coureurs qu’on peut détecter si on y prête attention ?
Quels sont les astuces et stratégies à mettre en place pour éviter le burn-out ?

Ce sont les sujets que j’aborde dans cet épisode de podcast et dans cet article.

L’épuisement professionnel : Mon histoire avec le burn-out

J’aimerais te raconter mon histoire avec le burn out pour t’éviter les erreurs que j’ai faites.

Burn out et épuisement professionnel, ce sont deux mots pour dire la même chose : un mélange toxique de surmenage, de désillusion et de fatigue qui affecte la capacité d’une personne à fonctionner au travail.

C’est un signal fort envoyé par notre corps de multiples façons, et ce n’est pas une tare que de se sentir épuisée au travail.
Car oui, le burn-out peut arriver à n’importe qui.
L’épuisement professionnel n’arrive pas qu’aux autres.

Et je suis placée pour te dire ça…

J’étais Responsable d’exploitation dans une PME.
J’adorais mon boulot, mon équipe, mon entreprise.
Je ne comptais pas mes heures.
Je pensais travail matin, midi et soir.
Je mangeais boulot. Je respirais boulot. Je dormais boulot.

Pour moi, ce travail passion me protégerait.
Pour moi l’épuisement professionnel ne pouvait pas m’arriver.
Car j’aimais mon taf.
Même, je me disais “Le burn out, c’est pour les faibles. Moi je ne suis pas faible”.
Grossière erreur !

Et bien mon corps a commencé à réagir et à m’envoyer des signaux forts.
Et c’est ce que je vais te détailler maintenant.

Quels les signes avant coureurs du burn-out ?

Pour moi ça a été des malaises au cinéma, au sport, et le plus grave, dans mon bain.
Selon les personnes, ça va être variable.

Le pire, c’est quand ma médecin a mis le mot sur ces symptômes : début de burn-out.
Sur le coup, je ne l’ai pas crue. Pour moi il y avait quelque chose de physique, de médical, de chimique dans mon corps. Visible à une prise de sang ou autre.

Et un jour, je me vois me lever pour aller en réunion.
Une fois la porte de la salle de réunion passée, je me suis surprise à dire “non, je peux pas”.
J’étais incapable d’avancer, de bouger.
Un état de paralysie complète.

Mais tout ces signes, j’aurais pu les détecter plus vite.

Ces signes, quels sont-ils ?

  • Une irritabilité croissante : Tu t’emportes facilement, et des choses qui sont insignifiantes te font sortir de tes gonds. Tout est cause de stress, de colère, d’irritation. Pour moi qui suit de nature calme, joyeuse et positive, j’étais irascible. je me suis mise à mal parler aux gens. Tout m’agaçait.
  • La perte de passion : Tu as l’impression d’être coincé dans une routine. Les projets qui te passionnaient auparavant te laissent indifférente ou te semblent insurmontables.
  • Une fatigue constante : Malgré une bonne nuit de sommeil, tu te sens épuisée dès le début de la journée. Comme si tu n’avais dormi de façon fractionnée. Tu n’as aucune énergie en te réveillant, ni de la journée. Tu as du mal à te concentrer et tu ressens le besoin de faire des pauses fréquentes. Tout devient une corvée.

Même si je te détaille ces signaux d’alerte, tu as peut etre cette petite voix en interne qui te dit, comme moi à l’époque : “Non, mais ça e m’arrivera pas, je ne suis pas comme ça. Je saurai le détecter. je ne suis pas faible”

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Pourquoi l’épuisement professionnel nous arrive ?

Voici pourquoi ça pourrait t’arriver. Même si tu penses que non.

Les facteurs de risque de burn out

  • La surcharge de travail continue : Même si tu es résistante, ton corps et ton esprit ont des limites. Si tu es sans cesse sous pression, sans repos, ton corps et ton esprit vont finir par craquer.
  • Les attentes irréalistes : La pression de toujours en faire plus, plus vite, avec moins de ressources peut te mener à bout.
  • Les drivers de motivation qui sont actifs chez toi : je t’invite à aller écouter la mini série estivale que j’ai faite sur les drivers de motivation. Si tu es sensible aux drivers “sois parfaite”, “sois forte”, “fais des efforts”, le risque de ces drivers est très clairement l’épuisement.

☝️ Découvre quels drivers de motivation influencent tes comportements dans cet article

Ton corps est comme une batterie de téléphone

En fait, tu es comme ton téléphone.

Normalement au matin, après une bonne nuit de repos, tu es rechargée à 100%.
C’est toi après des vacances, ou après un week-end reposant. Prête à affronter la journée, à traiter des tâches, à interagir avec les collègues, à faire preuve de créativité. (si déjà, tu ne ressens pas ça, y a un début d’épuisement !)

Si tu utilises ton téléphone constamment – applications gourmandes, appels, vidéos, GPS – la batterie se décharge rapidement.
Chaque notification, même petite, grignote la batterie.

C’est pareil pour toi.

Une journée de travail chargée, des réunions qui s’enchainent, des problèmes à résoudre, des délais à respecter…
Chaque tâche est comme une application ouverte, consommant ton énergie.

  • Les notifications incessantes, c’est comme les sollicitations imprévues,
  • Les e-mails non planifiés, les urgences…

Cela représente pour ton cerveau des interruptions, des distractions, des pertes de concentration qui, cumulées, te fatiguent davantage.

Si tu ne prends pas le temps de recharger ton téléphone pendant la journée, il risque de s’éteindre avant le soir.
Si tu ne prends pas des pauses, des moments de respiration, des instants pour te ressourcer (même courts), tu te sens vidé bien avant la fin de la journée.

Lorsque la batterie atteint un certain seuil, ton téléphone peut passer en mode « économie d’énergie », réduisant certaines fonctionnalités pour tenir plus longtemps. Toi aussi, lorsque tu es épuisé, tu commences à fonctionner en mode « survie » : tu priorises certaines tâches, tu évites des responsabilités, tu te retranches sur le minimum vital.

Ou alors tu forces, faisant comme si il te restait encore 80% de batterie

Si tu ne charges pas ton téléphone, il finit par s’éteindre.
Pareil pour toi avec l’épuisement professionnel : si tu ne prends pas le temps de te recharger, tu risques de « t’éteindre » – devenir incapable de travailler, d’interagir, de fonctionner normalement.

Tout comme tu prends soin de ton téléphone, assure-toi de recharger régulièrement ta « batterie » mentale et physique.
Apprends à reconnaître les signes d’une batterie faible et prendre des mesures pour la recharger est essentiel pour éviter l’épuisement complet.

Mes conseils pour éviter l’épuisement professionnel

Pour cela, je te donne quelques conseils très simples :

  • Écouter ton corps et ton esprit : Reconnaître quand tu as besoin d’une pause. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais de conscience de soi. Prends des moments pour toi, que ce soit un bain chaud, une promenade ou juste une sieste.
  • Déléguer : Le but est de comprendre que tout le monde a ses limites. Si tu as une équipe, fais-lui confiance pour prendre le relais. Si tu es solo, envisage d’externaliser certaines tâches.
  • Apprendre à dire non : Fixe des limites pour éviter de te surcharger. Il vaut mieux refuser une tâche que de la prendre et de ne pas pouvoir la réaliser.
  • Prendre du recul : Accorde-toi des vacances, même si c’est juste quelques jours loin du travail. L’éloignement permet de revenir avec un esprit frais et renouvelé.

On arrive à la fin de cet épisode, j’espère que ce partage t’auras aidée à mieux comprendre que l’épuisement professionnel existe, qu’il n’arrive pas qu’aux autres. Ignorer la fatigue, c’est clairement jouer avec le feu.

☝️ Découvre comment avoir une organisation bienveillante dans cet article

Pense à cette métaphore du téléphone dans ton quotidien : pense à te recharger pendant tes journées pour tenir ce marathon de la vie d’une manager !

Car le burn out ce n’est pas une fatalité

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